Le Conseil Général de la Gironde ne doit qu'à sa gestion rigoureuse et parcimonieuse de ne pas se trouver encore dans une situation aussi critique.
Je me félicite qu'au sommet de l'Etat, on ait enfin pris conscience, sous l'impulsion de présidents de Conseils Généraux UMP, de la situation extrêmement précaire des finances départementales du fait de l'effondrement des droits de mutation et de l'envolée des dépenses sociales obligatoires. J'espère que cette mission sera honnête et sincère et saura trouver les solutions pérennes auxquelles nous aspirons tous.
Les informations selon lesquelles une vingtaine de départements français, de toutes sensibilités politiques confondues, seraient dans l'incapacité de boucler leur budget, confondent la mauvaise foi de la campagne de désinformation de l'UMP girondine et de hauts fonctionnaires dévoyés en militants politiques.
Tout le monde comprendra en Gironde que le Conseil Général sauve l'essentiel de ses interventions en faveur des territoires et de la vie associative au prix d'une moindre générosité et d'une résistance farouche aux pousse-au-crime qui veulent nous entraîner vers des dépenses superflues.
Le dossier sur la situation financière des départements, publié ce jour par le journal Les Echos, insoupçonnable de connivence politique à gauche, devrait finir de convaincre ceux qui, sincèrement, n'étaient pas au courant de la situation, et de confondre ceux qui, malhonnêtement, refusent de voir la réalité des finances départementales en face. »
Philippe Madrelle
Sénateur de la Gironde
Président du Conseil Général de la Gironde
Conseiller Général du canton de Carbon-Blanc